La peur

La peur est une émotion que l’on a déjà ressentie au moins une fois dans sa vie. Que l’on soit un être humain ou animal, il est certain que l’on a connu ou que l’on connaîtra la peur au moins une fois dans sa vie. Si elle a des définitions et des origines multiples, la peur peut se manifester de différentes manières chez chaque individu. Elle peut ainsi être focalisée sur un objet, un animal, un événement futur et empêcher la personne de prendre toute décision. Pourtant, pour avancer dans la vie, il sera primordial d’apprendre comment vaincre ses peurs et angoisses. Peu importe la méthode choisie pour venir à bout de ses peurs, il faut savoir qu’il est possible de s’en libérer et d’avoir une vie épanouie. Pour en savoir plus sur le sujet, notamment les origines, les types, les conséquences de la peur ou encore les moyens de s’en débarrasser, cet article vous sera très utile.

Définition de la peur

La peur par définition est entendue comme la projection dans le futur d’un présent inexistant. Elle est donc une distorsion de la perception ou une imagination qui impactent sur le champ de la réalité et l’emporte sur l’imaginaire. La peur par définition en psychologie est perçue comme une émotion qui précède la prise de conscience d’un danger imminent ou futur. La peur peut ainsi être ressentie au plan individuel et collectif. Au plan individuel, elle sera semblable entre la crainte, l’angoisse et l’effroi. Au plan collectif, elle sera située entre la panique et l’épouvante. 

Une réaction basique d’avertissement

Ceci signifie donc que la peur est une réaction basique tout à fait normale qui permet d’avertir le sujet d’un danger imminent. Autrement dit, on ressent lorsqu’un danger est autour nous, le sentiment de peur nous met en alerte et permet à ce danger de ne pas passer inaperçu. Ainsi, dès que l’individu prend conscience d’un danger ou d’une menace, la peur lui permettra soit de prendre la fuite, soit de rester et de combattre ce danger. Elle permet donc de réagir et de s’adapter à un danger physique ou psychologique, réel ou fictif.

Peur et anxiété

La peur doit être différenciée des symptômes de l’anxiété. Si les deux termes sont intimement liés et se confondent souvent, il faut toutefois les nuancer. La peur se rattache le plus souvent à un événement concret et présent comme le fait d’être suivi dans une ruelle sombre par un inconnu. L’anxiété pour sa part est moins spécifique et plus vaque qui nous envahit en pensant à un événement moins délimité. C’est le cas lorsqu’on pense à notre futur incertain ou encore aux critiques des autres pour les actions que nous avons à entreprendre.

Peur et phobie

La peur est souvent liée à plusieurs termes, notamment celui de phobie, dont la racine grecque signifie la peur. Dans ce contexte, la peur est l’appréhension associée à des situations le plus souvent déplaisantes ou à des animaux. 

Toutefois, il faut faire une légère nuance entre la peur et la phobie. La peur est une émotion habituelle et tout à fait saine alors que la phobie s’apparente davantage à un trouble psychologique. Elle se transforme en phobie en face d’une simulation précise qui devient disproportionnée à l’excès. C’est le cas de la peur de la foule, des araignées, des clowns, du vertige, etc. La phobie peut causer un mal-être chez la personne et empiéter sur son quotidien jusqu’à sérieusement le bouleverser.

Pourquoi avons-nous peur ?

Chaque individu ressent de la peur à un moment ou à un autre de sa vie pour différentes raisons. En tant qu’émotion, la peur est appelée à nous accompagner au cours de notre vie. Elle vise essentiellement à nous aider à réagir promptement et à nous protéger face aux situations déplaisantes ou dangereuses. La peur permettrait donc d’activer notre instinct de survie et nous pousse à agir, soit en fuyant le danger, soit à le combattre.

Il existe deux théories qui expliquent les raisons pour lesquelles nous avons peur. La première est la théorie du conditionnement classique et d’après elle, l’association d’élément et d’un événement préjudiciable permet d’établir une association entre ces deux et nous conditionne à avoir peur. C’est le cas lorsque l’on associe le serpent à l’idée de morsure, automatiquement, nous serons conditionnés à toujours avoir peur des serpents.

La deuxième théorie est celle de l’apprentissage social de Bandura. D’après celle-ci, nous apprenons nos peurs en observant les modèles autour de nous et nous les imitons en intériorisant leur comportement. Ainsi, nous avons peur parce que l’on a été témoin d’une situation vécue par un membre de notre entourage. C’est le cas lorsqu’on a peur des abeilles parce que notre frère ou ami a lui-même été victime de piqûres d’abeilles plus jeune. 

Il faut aussi noter que nous avons peur dans certaines situations parce que nous voulons avoir peur. La peur peut dans ce cas nous procurer des sensations positives. C’est le cas lorsque nous regardons un film d’horreur ou que nous nous agrippons en grimpant dans une attraction. Nous ressentons ainsi la peur et nous la rechercherons justement pour revivre cette sensation. Mais il faut noter que nous chercherons à ressentir cette peur uniquement dans une situation où nous sommes en sécurité. 

Causes et origines de la peur

Au plan neurologique, l’origine de la peur est localisée dans le cerveau, au niveau des lobes temporaux. La peur serait due ainsi à l’activation de l’amygdale qui intervient en cas de danger imminent. Une fois activée, l’amygdale provoque une inhibition de la pensée et pousse la personne à réagir en fuyant ou en se défendant. Au plan psychologique, des flux d’émotions peuvent aussi causer la peur, c’est le cas de la joie, de la colère, de la tristesse. 

Ceci nous fait comprendre que les causes de la peur sont nombreuses et que celle-ci a toujours habité le cœur de l’homme depuis l’aube des temps. Pour Freund, la peur est la survivance de notre instinct animal qui réagit face à un danger. Les psychanalystes trouvent les origines de la peur dans le processus d’attachement, de séparation ou à un surcroît de protection. 

Ainsi, en étant trop protégé par son entourage, il sera difficile d’acquérir des mécanismes de défense face aux différentes situations de la vie. Pourtant, en grandissant, on a besoin de se confronter à ses peurs et c’est la raison pour laquelle il faut confronter l’enfant à la peur tout au long de sa croissance. L’entourage de l’enfant peut y parvenir grâce aux contes racontés le soir ou aux différents jeux. Il ne faut donc pas hésiter à exposer l’enfant aux petites peurs, car elles l’aideront à renfoncer son identité. On parle dans ce cas des causes de la peur dans les contes pour enfants.

La peur peut aussi avoir des origines génétiques et se retrouver parmi les membres d’une même famille. En d’autres termes, un facteur génétique peut causer la peur chez une personne et celle-ci naîtra avec une prédisposition particulière à la peur. Elle sera donc très sensible aux peurs ou à une phobie particulière.

Mais il faut aussi noter que nous ne naissons pas avec nos peurs et qu’elles sont davantage le fruit de nos expériences. Autrement dit, nous apprenons à avoir peur en accumulant des expériences plus ou moins négatives. Ceci sous-entend que l’origine de la peur serait le fruit de nos expériences négatives personnelles ou de celles de notre entourage.

En grandissant, la peur peut être causée par un événement traumatisant ou survenir sans raison particulière. On parlera dans ce cas d’une peur irrationnelle ou excessive. Les personnes atteintes de peurs irrationnelles chercheront à s’isoler. Elles auront ainsi honte de parler de leurs peurs à leur famille ou à leurs amis. C’est le cas notamment lorsqu’une personne a peur de conduire suite à un accident qu’elle a causé sur la route et qui a peut-être entraîné la mort d’un usager. C’est aussi le cas lorsqu’une femme a peur de s’attacher à un homme ou qu’elle a peur d’être trahie en amour après une rupture brutale.

Pour résumer, la peur peut être innée ou acquise chez l’homme. Une peur innée est celle qui vous a toujours accompagnée depuis la naissance. C’est le cas lorsque vous avez peur des insectes, des reptiles ou d’autres animaux. Une peur acquise quant à elle est le résultat des expériences que vous avez vécu dans votre vie.

Les types de peur chez l’homme

On peut noter plusieurs types de peur chez l’homme que l’on peut catégoriser en deux grands groupes, les peurs spécifiques et les peurs sociales. 

Les peurs ou phobies spécifiques

Plus courantes, les peurs spécifiques ont trait aux animaux, aux objets ou à des situations précises. Les peurs spécifiques touchent beaucoup de personnes et elles sont assimilées à une pathologie que si elles entraînent une altération de la qualité de vie ou une souffrance chez le sujet. Elles sont susceptibles de se manifester chez une personne dès son enfance et se développer avec le temps. 

Mais il faut noter que dans la liste des peurs, certaines peurs spécifiques peuvent être évitées. Il suffit d’éviter l’objet, la situation ou l’animal qui en est la cause. D’autres par contre, sont plus difficiles à éviter et provoquent un handicap dans la vie professionnelle ou personnelle de la personne. Parmi les différentes peurs spécifiques, on peut citer celles liées à :

-    Un animal comme la peur des araignées, des serpents, des chats, des oiseaux, etc.

-    L’environnement comme la peur de l’obscurité, de la foudre, de la hauteur, de l’eau, etc.

-    Une situation comme prendre l’avion, la peur de se noyer, d’uriner en public, etc.

-    Son apparence physique comme la peur de la nudité, de la laideur, des organes sexuels

-    Certains sentiments comme la peur de la solitude, du bonheur, la peur de la pauvreté, de l’insécurité, de la vieillesse, de la maladie, de la mort, etc.

Certaines peurs ci-dessus seront de vrais freins à l’épanouissement d’une personne. Parmi ces types de phobies, on peut aborder la peur de la critique qui peut vous priver de tout esprit d’initiative, limiter votre imagination, diminuer votre confiance en soi et détruire votre individualité. Cette peur entraînera souvent le manque de personnalité, le manque d’assurance, d’ambition, le complexe d’infériorité.

La peur de l’inconnu est également une forme de peur courante que l’on rentre chez différentes personnes. Ici, on a peur de ce que l’on a ne connaît pas encore et on aura tendance à éviter d’entreprendre une action afin de lever le mystère sur l’inconnu. Ainsi, on aura du mal à rencontrer de nouvelles personnes, de découvrir de nouvelles cultures, de nouveaux lieux, etc. Tout ce qui est inconnu est assimilé à un danger et de ce fait, cela ne sera pas accessible. Nous nous interdirons d’entrer en contact avec tout ce que l’on ne connaît pas et nous passerons à côté de nombreuses merveilles.

Les peurs ou phobies sociales

Leur impact sur la vie quotidienne d’une personne est plus important et elles peuvent être handicapantes. Encore appelée trouble d’anxiété sociale, la peur sociale peut être provoquée par tout événement gênant ou non. C’est ainsi qu’on peut d’un entretien d’embauche, d’une réunion, d’un examen oral, etc. La peur sociale est associée à la peur de ne pas être à la hauteur ou à la peur du regard que les autres portent sur nous. Dans la majorité des cas, elle amène la personne à se dévaloriser, ce qui entraîne de conséquences désastreuses dans la vie de cette personne

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La peur sociale est donc dangereuse dans la mesure où elle détruit l’estime de soi. Sans un traitement approprié ou si elle n’est pas contrôlée, une phobie sociale peut entraîner des troubles à l’instar de la dépression ou des pathologies comme l’alcoolisme. Avec le temps, le phobique social a tendance à se refermer sur lui-même, ce qui le conduira à une vie de solitude. Avec la solitude, on aura du mal à interagir avec les autres et de ce fait, notre vie sociale sera très limitée.

Lorsqu’on est atteint par une peur sociale, on a l’impression que les autres sont meilleurs que nous, ou que l’on ne vaut rien. Dès lors, une erreur commise est souvent très embarrassante et difficilement pardonnable.

Les symptômes de la peur

Au plan physique et physiologique

La peur se manifeste de différentes manières sur le cerveau émotionnel et le cerveau cognitif. L’effet de la peur sur le cerveau émotionnel a tendance à se concentrer sur la survie. En situation de danger, le cerveau émotionnel se focalisera sur ce danger jusqu’à ce qu’il soit passé. Pendant ce temps, le cerveau cognitif se met en veille et perd sa capacité à guider nos actions. Dès lors, la manifestation physique de la peur se remarque au niveau de nos réflexes instinctifs. Ceux-ci prendront le contrôle sur nos actions, ce qui justifie le fait que nos actions ne sont jamais réfléchies. Le cerveau sera trop occupé par la peur et les symptômes physiologiques apparaîtront.

Face à une situation stressante, que le danger soit réel ou imaginaire, les effets psychologiques de la peur seront pratiquement les mêmes. On remarquera plusieurs effets de la peur chez l’individu comme :

-    L’augmentation du rythme cardiaque ou tachycardie qui est certainement le premier symptôme de la peur. Face à une situation de peur, notre rythme cardiaque augmente exponentiellement, ce qui occasionne la dilatation des artères et l’augmentation de la pression artérielle. Grâce à ces phénomènes, le sang pourra aisément circuler vers le cerveau, les poumons et vers tous le corps, ce qui facilitera la fuite ou la défense.

-    L’hyperventilation qui est l’augmentation du débit ventilatoire est aussi un effet physiologique de la peur. Ici, les bronches des poumons vont permettre la concentration du sang en oxygène en se dilatant. Grâce à cette action, nous serons plus aptes à fournir des efforts dans le but de fuir ou de se défendre face au danger.

-    La redirection du flux sanguin qui se déplacera vers le cerveau, les poumons et les muscles en provenance du système digestif, sous l’action de l’hypothalamus. C’est à cause de cette redirection du flux sanguin que l’on ressent souvent des crampes d’estomac en situation de peur. Cette action a pour but de suralimenter le cerveau, les poumons et les muscles en oxygène et en glycogène. Dès lors, l’individu sera paré à fuir ou à combattre.

-    La dilatation des yeux peut aussi s’observer, ce qui accroît l’acuité visuelle. Autrement dit, lorsque nous avons peur, le diamètre de nos pupilles diminue et notre vision devient plus précise. Cette diminution du diamètre de la pupille a pour conséquence de nous aider à mieux apercevoir le danger.

-    La sécrétion de l’adrénaline dans le sang est aussi un effet de la peur. 

La partie gauche de l’amygdale et le cortex insulaire s’activent en situation de peur anticipée. En situation de peur réelle, la partie droite de l’amygdale est plutôt active. D’autres effets physiologiques peuvent être observés comme :

-    La chair de poule qui permettra de chauffer l’épiderme et préparer le corps à l’effort qu’il devra fournir, soit pour fuir, soit pour combattre.

-    La transpiration excessive ou les sueurs froides a également un rôle dans une situation de peur. La transpiration excessive servira à augmenter la température du corps et ainsi à le chauffer afin qu’il soit prêt à agir.

-    Les frissons seront utiles aux muscles pour qu’ils se préparent au combat ou à la fuite.

Au plan mental

La conséquence de la peur sur la santé mentale d’une personne est souvent la fatigue, mais on observe aussi les troubles du sommeil, l’irritabilité, la difficulté à se concentrer. Dans le cas d’une peur particulière, le phobique perd souvent sa capacité à faire face aux situations redoutées. Dès lors, les conséquences psychologiques de la peur peuvent être désastreuses selon les situations. L’individu pris de peur va déployer des efforts pour fuir ces situations et dans certains cas, il peut se blesser, voire trouver la mort.

On observe des attaques de panique chez certaines personnes. Une attaque de panique peut occasionner des étourdissements, des sueurs, une accélération du rythme cardiaque, de la faiblesse, une perte de connaissance. De jour comme de nuit, les effets psychologiques de la peur sur une personne phobique pourront se faire ressentir et se manifester par des douleurs thoraciques, des nausées, la perte de contrôle et de la notion de réalité. Dans certaines situations, une attaque de panique peut entraîner une phobie particulière ou devenir le symptôme d’une phobie. Dans ce cas, à chaque fois que vous serez exposés à la situation ou à la chose redoutée, une attaque de panique se déclenchera automatiquement. 

Quelques conséquences de la peur

La peur peut occasionner chez certains individus :

-    Des maladies cardiovasculaires et des accidents cérébraux. Ceci est du fait que notre rythme cardiaque est plus rapide et notre pression artérielle est augmentée en situation de stress.

-    Les problèmes capillaires comme des démangeaisons, l’apparition de pellicules, le ralentissement de la croissance des cheveux, la chute de cheveux, etc.

-    Les problèmes de peau comme l’acné, l’urticaire ou le psoriasis.

-    Les problèmes digestifs comme le ballonnement, les remontées acides, les brûlures d’estomac, le côlon irritable, la diarrhée, la constipation, etc.

-    L’affaiblissement du système immunitaire, l’apparition de nouvelles allergies

-    Les problèmes de sommeil

-    La prise de poids

-    Le manque de libido

-    La perte de mémoire

-    Le dérèglement du système reproductif qui se remarque chez la femme par des règles irrégulières ou douloureuses, les bouffées de chaleur après la ménopause. Chez les hommes, les peurs peuvent occasionner des problèmes d’érection ou diminuer la production de spermatozoïdes.

Les moyens pour vaincre la peur

Une fois que l’on a pris connaissance des causes et conséquences de la peur, des formes ou types de peur, de leurs manifestations au quotidien, on peut aborder les moyens pour vaincre ses peurs et angoisses. Pour vaincre la peur, il faut s’appuyer sur des recommandations solides.

Éviter de se débarrasser de ses peurs

L’erreur à commettre pour vaincre ses peurs et angoisses serait de chercher à les éradiquer. La peur est une émotion naturelle qui joue un rôle important dans notre survie. Elle joue donc le rôle d’alerte face à un danger ou une menace. Il faut donc accepter sa peur et dans le cas où elle est négative pour notre vie au quotidien, il faut chercher comment l’apprivoiser et y faire face. Autrement dit, il faut rationaliser ses peurs et entrevoir les conséquences réelles de chaque action ou situation qui nous fait peur.

Vous pourrez ainsi penser aux effets bénéfiques d’une peur que de se concentrer sur les risques. Ainsi, si vous cherchez à vaincre la peur de parler en public, il est conseillé de faire une liste des bénéfices d’une telle action et de ne pas penser aux dangers. Cela veut dire que vous devez plus voir la fierté, les enseignements que vous en tirerez, au message que vous allez transmettre, au lieu de penser aux erreurs que vous pourriez commettre. Afin d’apprivoiser une peur, il faut donc se projeter dans la réussite et oublier l’échec. Vous pourrez aussi essayer de remplacer la peur par la prudence.

Se connaître soi-même et connaître ses peurs

L’auto-évaluation est une composante essentielle pour mieux comprendre certains aspects de nos émotions ou de nos réactions. Concrètement, il faut chercher à connaître les origines de telle ou telle peur et la manière dont nous réagissons à chaque fois. Si vous avez par exemple peur des serpents, vous devez chercher à délimiter les stimulations qui provoquent cette peur et mettre en place des moyens pour mieux réagir.

Pour savoir comment enlever une peur, il faut aussi savoir la reconnaître. En effet, au lieu d’ignorer vos peurs, il est plus avisé de ne pas les nier et d’y faire face. Si vous ignorez vos peurs, elles ne vont pas disparaître et avec le temps, elles peuvent même s’empirer. L’idéal est donc de les connaître, de les accepter afin de mieux les contrôler ou les combattre.

Prendre un exemple chez les autres

Il n’est pas toujours facile de vaincre ses peurs et angoisses tout seul, l’aide d’une personne proche peut être très utile. Vous pouvez ainsi prendre exemple chez les autres et observer la manière qu’ils ont d’affronter leurs peurs au quotidien. Même si la peur d’une personne n’est pas aussi intense que la vôtre, l’observer vivre avec la sienne peut être bénéfique.

Pratiquer certains exercices

Certains exercices sont susceptibles de vous aider à gérer les manifestations de la peur au quotidien. C’est le cas des exercices de relaxation qui sont efficaces pour nous calmer et réduire l’accélération du rythme cardiaque. Des exercices de relaxation permettent aussi de se sentir mieux et apaisent les symptômes de nos peurs, notamment la peur de l’avenir.

Une séance de méditation ou de yoga pendant quelques minutes par jour permet de réduire les effets d’une peur sur notre organisme. Ces exercices aideront à mieux respirer, à être à l’écoute de nos sensations et de nos émotions. 

Faire une promenade pour se vider la tête ou écouter de la musique peut aussi aider à apaiser ses peurs. La musique, par exemple, permettra de réduire le stress, d’abaisser le rythme cardiaque et la tension artérielle. Si vous avez une chanson préférée, écoutez là, elle vous aidera à sécréter l’hormone du bien-être.

Prendre soin de soi

Avoir une bonne santé physique et mentale est conseillé pour avoir une meilleure vie et moins de peurs. À cet effet, vous pouvez adopter des habitudes saines pour ne plus avoir peur de la maladie par exemple. Vous pourrez ainsi manger plus sainement ou faire du sport, ce qui vous gardera en bonne santé et vous évitera des erreurs au travail.

Faire face aux objets ou situations de vos peurs

Si votre peur est causée par un objet ou une situation, il est recommandé de ne pas éviter cet objet ou cette situation. Au contraire, il faut la confronter pour être habitué à la présence de la peur. Ainsi, si vous avez peur de prendre l’avion, il est conseillé de songer à nous approcher d’un avion et d’essayer de monter à bord. Bien que cela vous causera du dégoût, affronter l’objet de sa peur aura des conséquences positives à long terme.

Ne pas culpabiliser

La peur est associée à la honte dans la plupart des cas. Ainsi, en ayant peur, on pourrait se sentir coupable et se dire qu’on est ridicule. Ce sentiment de culpabilité est contre-productif, car il va nous empêcher d’agir et de traiter notre peur. Il faut donc éviter de se sentir fautif d’avoir peur et de se faire violence.

Demander l’aide d’un professionnel spécialisé

Si vous ne parvenez pas à vaincre une peur par vous-même, le recours à un professionnel sera recommandé. En effet, dans le cas d’une phobie très grave, l’avis d’un psychologue ou d’un psychiatre sera très utile. Suivre une thérapie pourra donc vous aider à surmonter vos peurs. Ainsi, si vous ne voulez plus avoir peur de quelqu’un ou de la mort, un professionnel spécialisé vous aidera à affronter votre peur grâce à une intervention non médicamenteuse. Une psychothérapie est efficace dans le traitement des peurs spécifiques, des phobies sociales et des troubles de panique. Le professionnel pourra opérer par thérapie cognitive pour remettre en question l’origine ou l’effet d’une peur sociale.

Il pourra aussi opérer par thérapie comportementale et notamment par un traitement de la désensibilisation. Celui-ci a porté ses fruits contre les peurs spécifiques, car il permet d’exposer graduellement le phobique à la situation à la source de sa peur. Outre ces deux types de thérapies, le fait de parler d’une peur aide à apaiser son intensité.