Consommer et produire

La logique de consommation et de production ne s’arrête pas seulement aux biens et services. En effet, elle peut être transposée dans plusieurs autres domaines tels que celui de la création artistique ou scientifique. La relation qui subsiste entre lire, apprendre et produire de la connaissance est indéniable. Pour pouvoir produire une œuvre littéraire par exemple, il faut bien évidemment nourrir son esprit et son cerveau.

Dans cet article, nous analyserons l’interaction continue entre la consommation et la production sous un angle particulier qui est très différent du domaine économique.
Quelle est l’importance de la consommation dans la production scientifique ? 

La production d’écrits ou d’une œuvre d’art ne saurait être faite exnihilo. C’est-à-dire qu’on ne peut pas se lever un matin et commencer à spéculer sur une conjoncture ou un fait social qu’on a remarqué. Si de nombreux travaux sur l’importance de la lecture sont de plus en plus visibles, c’est parce que cette dernière possède une qualité transversale. Le caractère transversal de la lecture, mais également de la culture tient du fait que ces notions (surtout la première) sont des compétences non disciplinaires qui s’appliquent à tous les types de savoir surtout intellectuel. La construction de la connaissance à partir de la lecture s’avère alors une étape qui ne pourrait être biaisée. L’usage épistémique de la lecture est le fondement qui permet d’accéder aux savoirs de tout ordre.
Lire des livres, assister à des formations et des séminaires pour acquérir plus de savoir 

S’il est vrai que chacun de nous nait avec une intelligence et une capacité de compréhension, cela ne veut pas dire qu’il faut s’arrêter là et attendre que le savoir nous tombera dessus telle une révélation. Cette acception telle qu’elle est énoncée veut tout simplement souligner l’importance de la consommation scientifique afin de développer une érudition. Cultiver la culture de la lecture et de l’apprentissage permet au cerveau de toujours être au top de ses capacités afin de fournir de meilleurs résultats. 

Dans cet élan de pensée, il ne faudrait surtout pas mettre de côté l’importance des formations et des séminaires. Ces deux activités qui ont parfois l’air si banales ne doivent pas être sous-estimées. Pour une personne désirant devenir acteur de cinéma, une formation cinématographique est un moyen d’apprendre et de maîtriser les ficelles du métier. Un amoureux des livres qui veut plus tard devenir un romancier hors pair gagnerait énormément en dévorant tous les romans de grands auteurs qu’il trouvera sur son chemin. La formation a cette aptitude de façonner le savoir et le rendre plus exploitable. 

Quant  aux séminaires, ils se présentent comme une façon très adéquate d’apprendre des autres. Contrairement à la formation qui est une séance d’acquisition par un seul spécialiste, le séminaire est un rassemblement de professionnels d’un domaine. Ces derniers se réunissent dans le but d’échanger sur leurs expériences passées et les leçons qu’ils en ont tirées. C’est un très bon moyen de se préparer à intégrer le domaine dans lequel l’on désire produire de la connaissance. De plus, il permet aussi de mieux s’inspirer des autres et de leurs expériences réussies et de leurs échecs.